Le livre collectif Amazuz, je le vois comme la pierre de base de la collection éponyme. Une pierre de textes et d’images qui a pour origine la table de ma mère qu’Amazuz continue sous une autre forme. Rien de lourd dans la pierre qui, immobile ou fluant dans un cours d’eau, ramène à la source, aux origines pour aller de l’avant, ouvrir le présent.
Les fictions des autrices et des auteurs rassemblées dans ce volume creusent la question de l’enfance, des origines, sont nées des échos et des résonances que le mot kabyle « amazuz », le motif du temps retrouvé ont soulevés en eux.
« La pierre n’a point d’espoir d’être autre chose que pierre. Mais de collaborer, elle s’assemble et devient temple » écrivait Saint-Exupéry.
Le temple de l’enfance que chacun porte en soi, le temple de générosité léguée par ma mère se sont rencontrés pour donner naissance à Amazuz, le numéro collectif et la collection.
Sam Guelimi