La poésie de Jean-Pierre Boulic est une méditation profonde sous le signe de Dieu. Depuis plusieurs années déjà, cette voix émerveille, laisse de son passagesourire et douceur du frisson.Finistérien, originaire de Brest, désormais installéprès du Conquet, l’écrivain cultive une œuvre de longue haleine, attentive à la beauté fragile des êtres et des lieux. La splendeur d’un univers pacifié y est quêtée dans l’immédiateté du regard ; un monde muet s’y anime, également soucieuxde ce qui passe, de ce qui meurt et part en cendre griffant la terre.S’éveillent sous la plume délicate du poète toutes les couleurs étincelantes du jour neuf, le lait de l’humaine tendresse, la possibilité enfin d’être consolé parCes mots chuchotés, ces nouvelles Qui sont autant de petites délivrances Ces grains de rienTémoins de la lumièreSemés dans le secret.Rien jamais de banal ou de mièvre dans ses recueils ; toujours une promesse, une joie extrême frôlée d’un souffle de mélancolie, un émoi sans pareil. Longtemps après la lecture, la musique pure de cette langue nous retient, nous étreint.En mots et photographies sensibles, ce livre tente d’établir le portrait du poète, cet inconnu.