Depuis sa création en 1973, l’organisation Iparretarrak s’attribua de nombreux attentas en Pays Basque nord ainsi quesur le territoire français.Par ces actions, IK contribua à un réveil de la conscience basque, dans une société dominée par des forcesconservatrices. Sa première opération porta sur un conflit social au village de Banka. S’en suivirent des campagnescontre la touristification, les différentes administration françaises, la répression policière ou la spéculation immobilière.IK se définissait comme une organisation politico-militaire, ancrée à gauche, partie prenante du mouvement abertzale(patriote). Son parcours fut jalonné de réflexions et de revendications d’ordre politique, économique ou culturel.L’Autonomie fut l’un de ses projets majeurs. Ses méthodes furent une source de débat permanent sur l’utilisation dela violence dans les luttes de libération nationale. Malgré un souci de ne pas vouloir de victimes humaines, ce fut uncombat avec son lot d’interpellations, d’emprisonnements et d’évasions, de disparitions et de décès.Dans cet ouvrage, et pour la première fois, de nombreux militants de cette organisation dont Filipe Bidart, nous livrentleurs témoignages et analyses. Des magistrats et des policiers ayant participé à leur traque se sont également confiésà l’auteur. L’on y trouvera quelques révélations sur des contacts entamés avec le ministère de l’Intérieur, des recherchesautour de la disparition de l’un des militants et des récits d’actions réussies ou avortées.Le dernier attentat d’IK eut lieu en octobre 2000, et, depuis, selon l’un des dirigeants, « l’esprit de résistance et lesmessages transmis par cette organisation sont toujours d’actualité ».