Lisa, une fillette de quelques années, est déclarée disparue par sa mère, qui raconte d'abord un scénario d'enlèvement dans un parc. Très vite, l'enquête soulève des doutes : aucune trace d'un ravisseur, pas de témoins directs, et plusieurs incohérences dans le récit de la mère.
Les jours passent, et la thèse de l'enlèvement s'effondre. Les policiers découvrent que la mère a menti pour couvrir la vérité : Lisa est en réalité décédée dans un cadre domestique. La disparition au parc n'était qu'une mise en scène destinée à tromper l'opinion et les autorités.
Malgré des fouilles et des recherches massives, le corps de Lisa n'est jamais retrouvé. Ce vide entretient le mystère et renforce le caractère dramatique de l'affaire : sans dépouille, pas de certitude absolue sur les circonstances exactes de la mort, mais les aveux de la mère et les contradictions accumulées conduisent les enquêteurs à privilégier la thèse d'une dissimulation.
Lors du procès, la mère est jugée pour avoir causé la mort de son enfant et pour avoir tenté de cacher la vérité. L'absence de corps devient un élément central : elle empêche la famille et la société d'obtenir une forme de "preuve ultime", mais elle ne suffit pas à effacer la responsabilité mise en lumière par les aveux et les indices.