Pourquoi se sent-on membre d’une nation, d’une ethnie, d’un groupe humain ? Comment la danse contribue-t-elle à renforcer de tels sentiments d’appartenance ? Au croisement de l’anthropologie sociale et des arts du spectacle, cet ouvrage examine le rôle des danses mongoles dans l’engendrement d’un sentiment d’appartenance nationale en Mongolie contemporaine. Du stade national à la yourte en fête, de la danse des bols à celle du cheval ou de la chasse à la marmotte, l’ouvrage présente la première ethnographie systématique des gestes, répertoires et interprétations des danses mongoles. Plus généralement, le livre aborde l’efficacité de la performance dansée au prisme d’une anthropologie des affects comme lieu du politique, où se forgent des appartenances ethniques et nationales, des attachements collectifs profonds et durables. Basée sur une ethnographie fine des gestes, des relations et des affects dans la performance dansée, ce livre s’appuie sur plusieurs années d’apprentissage et de documentation des danses étudiées auprès de plus de 120 interlocuteurs locaux, de textes publiés et d’archives publiques et privées mongoles, et est accompagné d’une trentaine d’enregistrements vidéo inédits accessibles en ligne.