Le monde moderne s'est construit sur une certitude géographique de six continents, une Terre cartographiée au laser et un ciel surveillé par des milliers de satellites. Pourtant, dans les sous-sols de l'ESA, un dossier classifié sous le nom de Code 14-Amenis dormait depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.Les manuels scolaires ont menti : il existait un septième continent. Un géant de terre et de technologies, effacé des cartes et des mémoires, non pas par un cataclysme naturel, mais par une décision délibérée.Pour comprendre la panique qui s'empara des agences spatiales en cette année-là, il faut d'abord comprendre ce qu'était Amenis. Située à l'origine dans ce que nos géographes appellent aujourd'hui le creux du Pacifique Sud, Amenis n'était pas une simple masse terrestre. C'était le berceau d'une civilisation qui, alors que l'Europe se battait encore à coups d'épées de bronze, maîtrisait déjà la structure de la matière.